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Un voyage dans le passé : un village québécois à la fin du 19ième siècle Un voyage dans le passé : un village québécois à la fin du 19ième siècle
Un voyage dans le passé : un village québécois à la fin du 19ième siècle Un voyage dans le passé : un village québécois à la fin du 19ième siècle

Choix de vies dans le Québec du 19ième siècle

 

Le prêtre nous parle des mariages entre les jeunes couples de Saint-Hilaire. Malheureusement, à cette époque, beaucoup de jeunes gens ne peuvent pas se marier dans l’église du village car ils ont été obligés de partir de chez eux.

L’exil
Entre 1850 et 1900, les fermes québécoises sont surpeuplées. La terre agricole disponible se fait de plus en plus rare et, à la campagne, on a beaucoup d’enfants. Il est fréquent à l’époque de voir des familles de 13 enfants, et même plus! À l’adolescence, les jeunes doivent donc quitter la maison familiale. Ils vont à Montréal, pour travailler dans les usines, ou dans certaines régions reculées du Québec qui s’ouvrent à l’agriculture. En fait, la plupart décident de partir aux États-Unis pour travailler dans les usines de la Nouvelle-Angleterre.

Le choix des jeunes gens
Quand vient le temps pour un jeune Québécois, vivant à la campagne, de quitter la maison familiale, il cherche d’abord un terrain dans les environs pour construire sa propre ferme. Il peut ensuite se marier et fonder une famille. Malheureusement, à partir de 1850, il n’y a plus de terre agricole disponible. Le jeune homme n’a donc pas d’autre choix que de partir.

Mais où aller? Certains choisissent de partir dans la forêt pour devenir bûcherons. D’autres partent s’installer au Saguenay- Lac Saint-Jean, une région reculée du Québec. Là-bas, on peut défricher la forêt et créer des terres agricoles. Mais la plupart des jeunes hommes préfèrent partir dans les villes pour travailler dans les usines. Certains vont à Montréal, tandis que d’autres quittent le Québec pour chercher du travail aux États-Unis. À cette époque, plusieurs milliers de jeunes Québécois sont partis s’installer en Nouvelle-Angleterre.

Le choix des jeunes femmes
Une jeune femme qui habite dans une ferme au Québec doit aussi faire un choix. Comme elle a beaucoup de frères et sœurs, elle ne peut pas rester longtemps dans la maison familiale. Idéalement, elle aimerait trouver un mari dans la région et fonder sa propre famille, mais elle ne peut pas car il n’y a pas assez de terre agricole pour tout le monde. Elle doit donc partir.

Mais où aller? Si elle décide d’épouser un garçon du village, elle peut partir avec lui dans une des régions reculées du Québec où l’on défriche la forêt. Elle peut aussi suivre son mari à Montréal ou en Nouvelle-Angleterre pour travailler dans les usines. C’est une décision difficile et c’est très dur de quitter son père et sa mère pour partir dans un endroit aussi éloigné que les États-Unis, où il faut en plus apprendre l’anglais pour survivre.

Si vous voulez en savoir plus sur l’émigration massive des Québécois de la campagne vers les usines de Montréal, de Trois-Rivières, de Québec et de la Nouvelle-Angleterre vous pouvez consulter le site Web suivant :

Émigration :
(Site en anglais)
http://www2.marianopolis.edu/quebechistory/readings/leaving.htm

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