Le prêtre nous parle des mariages
entre les jeunes couples de Saint-Hilaire. Malheureusement,
à cette époque, beaucoup de jeunes gens ne
peuvent pas se marier dans l’église du village
car ils ont été obligés de partir de
chez eux.
L’exil
Entre 1850 et 1900, les fermes québécoises
sont surpeuplées. La terre agricole disponible se
fait de plus en plus rare et, à la campagne, on a
beaucoup d’enfants. Il est fréquent à
l’époque de voir des familles de 13 enfants,
et même plus! À l’adolescence, les jeunes
doivent donc quitter la maison familiale. Ils vont à
Montréal, pour travailler dans les usines, ou dans
certaines régions reculées du Québec
qui s’ouvrent à l’agriculture. En fait,
la plupart décident de partir aux États-Unis
pour travailler dans les usines de la Nouvelle-Angleterre.
Le choix des jeunes gens
Quand vient le temps pour un jeune
Québécois, vivant à la campagne, de
quitter la maison familiale, il cherche d’abord un
terrain dans les environs pour construire sa propre ferme.
Il peut ensuite se marier et fonder une famille. Malheureusement,
à partir de 1850, il n’y a plus de terre agricole
disponible. Le jeune homme n’a donc pas d’autre
choix que de partir.
Mais où aller? Certains choisissent
de partir dans la forêt pour devenir bûcherons.
D’autres partent s’installer au Saguenay- Lac
Saint-Jean, une région reculée du Québec.
Là-bas, on peut défricher la forêt et
créer des terres agricoles. Mais la plupart des jeunes
hommes préfèrent partir dans les villes pour
travailler dans les usines. Certains vont à Montréal,
tandis que d’autres quittent le Québec pour
chercher du travail aux États-Unis. À cette
époque, plusieurs milliers de jeunes Québécois
sont partis s’installer en Nouvelle-Angleterre.
Le choix des jeunes femmes
Une jeune femme qui habite dans une
ferme au Québec doit aussi faire un choix. Comme
elle a beaucoup de frères et sœurs, elle ne
peut pas rester longtemps dans la maison familiale. Idéalement,
elle aimerait trouver un mari dans la région et fonder
sa propre famille, mais elle ne peut pas car il n’y
a pas assez de terre agricole pour tout le monde. Elle doit
donc partir.
Mais où aller? Si elle décide
d’épouser un garçon du village, elle
peut partir avec lui dans une des régions reculées
du Québec où l’on défriche la
forêt. Elle peut aussi suivre son mari à Montréal
ou en Nouvelle-Angleterre pour travailler dans les usines.
C’est une décision difficile et c’est
très dur de quitter son père et sa mère
pour partir dans un endroit aussi éloigné
que les États-Unis, où il faut en plus apprendre
l’anglais pour survivre.
Si vous voulez en savoir plus sur
l’émigration massive des Québécois
de la campagne vers les usines de Montréal, de Trois-Rivières,
de Québec et de la Nouvelle-Angleterre vous pouvez
consulter le site Web suivant :
Émigration :
(Site en anglais)
http://www2.marianopolis.edu/quebechistory/readings/leaving.htm