C’est la grande fête du Mardi-Gras
et Julie est en train de danser. Ces fêtes sont des
moments importants pour une jeune fille qui se cherche un
mari. Malheureusement, Julie trouve qu’il n’y
a pas assez d’homme de son âge. La plupart des
jeunes gens sont partis de Saint-Hilaire pour travailler
dans les usines de Montréal ou des États-Unis.
Quels sont les choix possibles pour une jeune femme comme
Julie?
Le premier choix de Julie est de trouver
un jeune homme qui héritera de la ferme familiale.
Cela veut dire qu’elle pourra rester à Saint-Hilaire
près de sa famille. Elle pourra continuer à
parler sa langue, le français, et aller à
l’église tous les dimanches pour suivre les
rites catholiques et célébrer les grandes
fêtes religieuses qui sont, comme le Mardi-Gras, liées
au changement des saisons.
Julie, comme les autres femmes de Saint-Hilaire,
dépend de son mari. Selon le Code Civil québécois
de cette époque, les femmes étaient considérées
inférieures aux hommes. Ainsi, contrairement aux
hommes, les femmes ne pouvaient pas voter. Selon le Code
Civil, les femmes devaient obéir à leurs maris.
Elles ne pouvaient pas signer de contrats sans obtenir le
consentement de leurs maris. Les veuves, par contre, avaient
plus de pouvoir que les autres femmes. Le Code Civil leur
donnait le droit de signer des contrats, de vendre des propriétés
au même titre qu’un homme.
Si Julie ne peut pas trouver de mari, elle
devra choisir un autre mode de vie. Plusieurs femmes restent
dans la maison paternelle et s’occupent de leurs parents
âgés. Certaines deviennent des maîtresses
d’école, des infirmières ou quittent
Saint-Hilaire pour travailler dans les usines de Montréal
ou de la Nouvelle-Angleterre. Il y a aussi la possibilité
de devenir religieuse.
Si vous voulez en savoir plus sur
l’histoire du mariage au Canada, vous pouvez consulter
le site Web suivant :
http://www.canadianencyclopedia.ca/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0005120